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Colloque FSU 44 « Protection Sociale » du 16 mars 2013
ATELIER « PERTE D’AUTONOMIE »



Jusque dans les années 1975/85, les problèmes liés au vieillissement, à la perte d’autonomie et au handicap ne constituaient pas une urgence pour l’opinion publique et les gouvernements.

L’accès à la retraite au delà de 65 ans, l’usure au travail dans des métiers manuels difficiles, des conditions de vie non satisfaisantes - alimentation déséquilibrée, logements insalubres, utilisation excessive du tabac et de l’alcool - entraînaient une mortalité précoce.

Par ailleurs , celles et ceux qui "subsistaient". et qui devenaient « dépendants » constituaient "un échantillon" qu’on "cachait", qu’on "taisait" en le laissant prendre en charge des personnes âgées par les familles et plus concrètement par les femmes (filles ou belles filles) et par des organisations caritatives souvent d’ailleurs à caractère religieux.

1. L’accompagnement des personnes âgées

Depuis une vingtaine d’années maintenant l’opinion publique est confrontée à ce problème du vieillissement de la population.

Il se pose donc la question de l’accompagnement de la perte d’autonomie des personnes âgées et des personnes handicapées qui se caractérise par les problèmes suivants :

Les problèmes sanitaires : la recherche médicale a pris un retard considérable quant au diagnostic et au traitement des diverses affections, notamment dégénératives, des personnes âgées.
L’amélioration des qualités de vie entraîne que l’allongement de la durée de vie (78 ans en moyenne pour les hommes, plus de 80 ans pour les femmes) verra aussi croître le nombre des personnes âgées « dépendantes »

Les préoccupations liées à la prise en charge des personnes âgées dépendantes :

  • le maintien à domicile est préconisé par les pouvoirs publics et souhaité par les personnes âgées elles mêmes.
    Le système exige la mise en place de structures précises avec des moyens afférents : personnel professionnel, correctement formé, ayant un statut défini et garanti par le code du travail, rémunéré selon un barème pré établi.
    La situation actuelle n’offre pas toutes ces garanties, le travail d’accompagnement est essentiellement féminin, à temps partiel, à horaires décalés, peu rémunéré.
    De plus les des organismes privés, à but lucratif s’intéressent de plus en plus "au marché des prestations sociales" ce qui est inadmissible d’un point de vue éthique.
  • les EHPAD et les foyers logements : Les structures d’accueil sont en nombre insuffisants, mal répartis sur le plan départemental et sont d’un coût très élevé, inaccessibles pour la majorité des retraités.
    Le coût moyen dans un EHPAD est de l’ordre de 1500 à 2000 euros mensuels alors que le montant moyen des pensions est de1200 euros.
  • les aidants familiaux : L’éclatement des familles, les modifications sociologiques dans les rapports entre les générations font que cette fonction, hier obligée, est aujourd’hui beaucoup moins la règle.
    Il n’en demeure pas moins que pour des raisons affectives, pour des raisons de solidarité entre générations, il faut encourager les familles à entretenir des contacts avec leurs ainés.

2. Les propositions pour l’accompagnement des personnes âgées

La prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées : C’est la S.S., la branche assurance maladie, qui doit régler les problèmes liés au vieillissement et au handicap.
Il faut s’opposer à la mise en place de systèmes privés assuranciels qui veulent « marchandiser » les détériorations vitales naturelles et accentuer encore les inégalités sociales.

Dans l’immédiat continuer à confier aux Conseils généraux la gestion du dossier personnes âgées et personnes handicapées pour des raisons de proximité mais en obtenant des pouvoirs publics une répartition équitable des charges selon les départements (paiement de l’APA).

Création d’un service public à la personne : tout au long de sa vie chacun d’entre nous peut rencontrer des difficultés d’ordre médical conduisant à des altérations profondes.
Le vieillissement et ses conséquences en sont une manifestation.
On se doit donc d’en mesurer l’importance et c’est l’affaire des syndicalistes, actifs et retraités, de participer à une démarche commune pour que soit mise en place un service public à la personne qui coordonnerait les services de l’Etat, des départements, des communes et des associations à but non lucratif.

3. Phénomènes liés au vieillissement et non élucidés

De l’examen des différents problèmes liés au vieillissement il ressort des questions auxquelles des solutions ne sont pas immédiates : bénévolat, maltraitance, espérance de vie en bonne santé

Avec le temps et par expérience certaines seront résolues, mais naturellement de nouveaux problèmes apparaîtront

C’est pourquoi le dossier d’accompagnement des personnes âgées et des personnes handicapées est un problème de société qui nous concerne tous et nous concernera peut être personnellement.

Jean Cesbron

Remarque : le problème du financement des prestations sociales des personnes âgées et des personnes handicapées fera l’objet d’un autre compte rendu.

 

Publié le  mars 2013  par FSU 44
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