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Expulsions de la rue des Stocks et du Presbytère Saint-Médard
COURRIERS AU PREFET DE REGION ET AU MAIRE DE NANTES
UD CFDT, UD CGT, Union Syndicale Solidaire, FSU 44.




Durant tout l’été, une action de sans logis composée d’une large part de sans papiers en attente de régularisation, dont beaucoup en familles s’est déroulée sur Nantes. Initialement en squat rue des Stocks, ces sans logis ont été rudement délogés par les forces de police, sur intervention de la ville de Nantes. Ces familles se sont relogées dans des conditions déplorables sur le plan sanitaire dans un autre squat à la chapelle St Médard dans le quartier de Doulon. En lien avec Solidaires, la FSU a saisi les autres unions départementales syndicales en proposant une démarche conjointe au préfet et à la maire de Nantes. Un courrier a été adressé par les UD CFDT, CGT, FSU, Solidaires.

Les secrétaires des unions départementales CFDT, CGT, FSU, Solidaires

à

Monsieur le Préfet de région et de Loire-Atlantique
Madame le maire de Nantes


Nantes, le 18 septembre 2014

Objet : logement d’urgence à Nantes et sur le département Madame le Maire, Monsieur le Préfet, La situation de l’hébergement d’urgence en Loire-Atlantique est préoccupante, depuis de trop longues années. S’il en fallait une actuelle et triste illustration celle, à Nantes, des « expulsés » de la rue des Stocks et du Presbytère Saint Médard en est une. Au-delà du statut, ou plus exactement de l’absence de véritable statut, du public concerné – qui n’excuse en rien des méthodes brutales de la force publique – c’est la grande limite de conception de l’hébergement d’urgence qui est ainsi révélée.

Déjà, en 2012, notre intersyndicale vous témoignait de l’insuffisance criante de places, du recours trop limité déjà à l’époque des foyers nantais Saint Martin et Gustave Roch. La centaine de places supplémentaires, promise un temps par le préfet de l’époque, n’a pu être réalisée. En deux ans la crise sociale s’est aggravée très sérieusement et l’exclusion gagne du terrain partout en France, y compris en Loire-Atlantique. Il n’est plus possible de se limiter – comme on le fait depuis toujours – à une gestion de la rotation des flux d’urgences, à la priorisation de critères qui de facto négligent les personnes isolées où des cas plus en rupture que d’autres, ou plus marginaux, ou plus en sous France.

Dans le contexte présent et passé, les responsabilités publiques sont évidentes. La faiblesse des moyens de l’Etat est encore plus exposée aujourd’hui qu’hier par les limites budgétaires, le 115 est trop souvent inopérant ou aux abonnés absents pour répondre concrètement aux sollicitations. La ville de Nantes a des réponses liées à une approche qui reste limitée d’un problème qui est pourtant d’une grande urgence humanitaire. Qu’en sera-t-il aux premiers frimas à venir ?

Nous renouvelons ici l’obligation de politique publique consistant à prévoir, penser et proposer un logement d’urgence adapté aux familles comme aux personnes isolées, sans conditions de rejet.

Notre intersyndicale entend pouvoir vous rencontrer afin d’envisager les conditions à réunir pour une meilleure concertation des acteurs du territoire sur le sujet de l’exclusion et du logement d’urgence. Notre action, distincte par son entrée syndicale de celle du collectif constitué autour de la rue des Stocks, est solidaire de la cause défendue par ce dernier au service des populations en grande détresse.

Franck Truong pour l’UD CFDT ;
Fabrice David pour l’UD CGT,
Jean Brunacci pour l’Union syndicale solidaire,
Didier Hude pour l’intersyndicale.

 

Publié le jeudi 25 septembre 2014  par FSU 44
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Dernière mise à jour : mardi 30 juillet 2019 | Statistiques des visites : 0 aujourd'hui - 652 hier - 1150499 depuis le début