FSU 44
Tel : 02.40.35.96.55
Fax : 02.40.35.96.56
Courriel : fsu44@fsu44.org

Maison des syndicats
8, place de la Gare de l'Etat
44276 Nantes Cedex 2
Accueil du siteFSU Pays de la LoireEducation - Enseignement supérieur - RechercheComité Technique Académique
Education
CTA DU 16 MARS 2016
Déclaration liminaire de la FSU



Ce CTA se tient au milieu d’une farandole de journées d’action, sectorielles, interprofessionnelles qui ont comme dénominateur commun le choix d’une société plus juste, plus égalitaire, partageuse des richesses loin de l’individualisme, de la méritocratie, de la précarité et d’un retour au XIXème siècle. Préférer les revendications du MEDEF aux aspirations de la jeunesse est une faute grave. Faire de l’ultra libéralisme le dogme économique prédominant est une remise en cause totale du pacte social.

Le code du travail n’est ni démodé ni inefficace. Il protège les salarié-es et les conforte dans leurs droits tout comme les indemnités prud’homales protègent des licenciements abusifs.

Le statu quo n’est pas souhaitable au regard des millions de chômeurs-euses en France et des précaires. Les syndicats de transformation sociale dont fait partie la FSU ont des propositions réalistes mais à l’opposé de celles du MEDEF et de ses alliés objectifs. Du côté de la Fonction Publique, le gouvernement entend donner des miettes aux fonctionnaires et ce malgré le gel quasi décennal du point d’indice.

Les mobilisations réussies du 9 mars montrent bien l’incapacité de ce gouvernement à répondre aux attentes des salarié-es, des citoyen-nes. À la FSU, nous ne sommes pas surpris de cet aveuglement à l’aune de la gestion de la réforme du collège dont l’opposition reste forte et majoritaire et que la ministre s’échine à maintenir.

Le gouvernement s’est enfermé dans une politique de l’offre, basée sur une hypothétique reprise économique. Il a multiplié depuis 2012 les cadeaux au patronat , CICE, Pacte de responsabilité sans aucune contrepartie. Les fonctions publiques sont impactées par ces politiques et si l’Éducation nationale a pu limiter les dégâts en général, on s’aperçoit assez vite que nous sommes loin du compte. Ainsi, concernant les personnels infirmiers, pas de création de postes cette année alors que 3 établissements vont ouvrir. C’est inacceptable pour la FSU, le SNICS FSU et un grand nombre de collègues comme en témoignent les 167 pétitions remise lors de l’audience avec M. le secrétaire général. Nous demandons des créations de postes à la hauteur des ouvertures et pour permettre de rattraper celles des années antérieures faites à effectif quasi constant. Au total, ce sont plus de 20 ETP qui manquent pour effectuer correctement les missions en tenant compte des priorités mentionnées dans la circulaire 2015-119 du 10/11/15. Si le Ministère de l’Education considère Nantes comme une académie « privilégiée », les élèves et étudiants, eux, sont de plus en plus demandeurs de soins infirmiers et leurs problématiques ne sont pas différentes de ceux d’autres régions.

Sur le dossier des nouvelles missions et arrêté de dépistage « visites médicales/bilans infirmiers », le SNICS FSU vous demande instamment de faire appliquer les textes et cesser les pressions qui perdurent sur des collègues. Au passage, nous rappelons que ces textes émanent de la Ministre de l’Education Nationale, membre d’un gouvernement élu démocratiquement, ce à quoi nous vous savons, M. le Recteur, très attaché.

Par ailleurs, à l’instar du projet « loi-travail » auquel il est fait référence au début de cette déclaration, le gouvernement met en place un plan d’action interministériel en faveur du travail social, guidé par des principes de rationalisation financière.

Le Collectif des Etats Généraux Alternatifs du Travail Social (EGATS), dont le SNUASFP/FSU est partie prenante, a pour objectif de voir protéger et renforcer l’éthique et l’exercice des métiers du travail social en s’appuyant sur les référentiels des sciences humaines et la dimension humaniste de leurs missions. Depuis plusieurs mois sur tout le territoire, les EGATS se réunissent, dernièrement en région Pays de Loire à Rezé le 2/02/16. Ce collectif regroupant étudiant(es) en travail social, formateur(trice)s, professionnel(les), membres de collectifs et syndicalistes soutient massivement les mobilisations initiées par les organisations de jeunesse pour s’opposer au projet de « loi-travail ».

Par ailleurs, le ministère de l’Education Nationale en décembre dernier confirmait la création de 60 postes d’Assistant(e) de service social pour le Service Social en Faveur des Élèves alors que 150 avaient été promis en avril 2015. L’argumentaire avancé par le ministère qui justifie cette situation, renvoie à notre refus d’intervenir dans le premier degré. La position du SNUASFP/FSU est claire : il serait inacceptable de re-déployer des postes déjà insuffisants.

Nous le rappelons l’intervention en primaire ne peut s’envisager sans la création d’un véritable service social scolaire spécifique avec les moyens nécessaires.

Par conséquent, nous prenons acte de l’annonce des 2 créations de postes pour le SSE dans l’académie de Nantes mais sommes inquiets pour l’avenir et aussi compte-tenu des prochaines ouvertures d’établissements.

Concernant le Service Social du Personnel, ce dernier doit avoir les moyens d’exercer ses missions dans de bonnes conditions. Les collègues doivent faire face à des situations d’agents de plus en plus difficiles : souffrance au travail...

Dans l’académie, des groupes de travail se sont réunis pour la mise en place du RIFSEEP (filière administrative, médicale, sociale), d’autres sont en cours (IDE).

La FSU dénonce ce nouveau régime indemnitaire qui va encore plus loin que la PFR (prime de fonctions et de résultats). Le RIFSEEP entérine les déqualifications de postes permettant à un agent d’exercer des fonctions qui ne relèvent pas de son corps. Ce régime indemnitaire n’est pas revalorisé et ne garantit même pas la moyenne interministérielle à chaque agent. Sa mise en place se réalise à enveloppe constante. Seuls quelques-uns verront leurs revenus augmentés. Rappelons enfin que le RIFSEEP a été rejeté par toutes les organisations syndicales présentes au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Etat.

Pour toutes ces raisons, la FSU dénonce l’instauration du RIFSEEP qui va provoquer des inégalités de traitement ouvrant la porte à l’arbitraire.

Dans les jours à venir et ce dès demain, les actions vont se succéder rythmées par les organisations syndicales étudiantes, lycéennes et de salarié-es qui refusent ce monde où l’état d’urgence devient l’état permanent, où la précarité serait l’avenir de nombreux salarié-es et où les syndicats patronaux dicteraient leurs ordres.

Il se peut que cette année, mai arrive en mars et l’objectif à avoir, collectivement, est bien le retrait de la loi El Khomri pour la défense des salarié-es, une hausse pas seulement symbolique du point d’indice, l’abandon de la réforme du collège, et pour une société plus juste avec des services publics renforcés. C’est le sens de l’engagement de la FSU dans ces mobilisations.

 

Publié le  mars 2016  par FSU 44
popularité : 16%
Articles de cette rubrique
  1. CTA DU 4 NOVEMBRE 2016
    6 novembre 2016

  2. CTA DU 23 MARS 2016
    mars 2016

  3. CTA DU 16 MARS 2016
    mars 2016

  4. CTA DU 14 JANVIER 2016
    janvier 2016

  5. CTA DU 20 MARS 2015
    22 mars 2015

  6. CTA du 16 janvier 2015
    16 janvier 2015

  7. CTA du 5 novembre 2014
    novembre 2014

Dernière mise à jour : mardi 19 mars 2019 | Statistiques des visites : 863 aujourd'hui - 1792 hier - 1018765 depuis le début