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 ?ditorial de Septembre 2011
« CR ?DIBLES », NOUS DEVONS TOUS L’ ?TRE, PAS FORC ?MENT DE LA M ?ME FA ?ON
D. Hude / M. Le Bronze



La « crise est là », pas pour tout le monde : les « loups » des marchés sont entrés dans nos vies, soit par Bercy par Sarkozy, soit d’autres aussi, dans l’alternance, les loups sont entrés dans nos vies. Cessons de rire, au bord du pire, notons l’espoir d’un triple AAA. Alors ?

Pas de surenchère en période électorale, ni politique, ni syndicale : il faut s’en remettre aux autorités autorisées pour trouver les recettes RES-PON-SABLES. Celles qui, composent avec « la conjoncture », qui feront qu’un capitalisme au stade adulte, humanisé malgré lui, deviendra Jekyll sans mystère Hyde. Serrons le point très fort pour y croire, des fois ça peut « marché ».

Posons-nous des questions essentielles en ces temps suspendus au printemps 2012, où l’action ne doit surtout pas rider la surface des eaux électorales. Syndicat pas bouger mais méditer ! Comment, de manière libre et non faussée, allons-nous enrayer le recul des sévices publics (lire services si on est de gauche) responsables de déficits abyssaux, comment les marchés (lire spéculateurs professionnels) vont-ils tolérer que le pouls de LA Bourse ne devienne plus celui de la vie ? Par quelle contorsion cérébrale un ploutocrate, y compris de gauche, peut-il s’encombrer de justice sociale, de justice tout court, et mettre un terme au chômage endémique ? Pas facile le dilemme quand ce qui importe c’est conjuguer le verbe avoir au plus que profit.

Autre question tout aussi essentielle : le syndicalisme est-il une courroie de transmission politicienne à peine avouée ? Doit-il attendre, dans la mangeoire de l’entregent, que les décideurs une fois élus décident ou les salariés peuvent-ils se donner le droit de penser en dehors des cadres des partis ? Car, sans être mauvais esprit, on comprend de mieux en mieux l’alternance. Qu’on soit « primaire » en octobre 2011 ou « secondaire » au printemps 2012, on a bien compris que la retraite perdue à 60 ans serait à peine revisitée, que l’éducation ne reverrait au mieux – qu’un tiers des postes supprimés (60 000 ) sur une mandature, que les basses œuvres exécutées en Disney France d’aujourd’hui ne feraient pas toutes l’objet d’une révision, au nom de la crédibilité, des critères et directives de tous poils. La pensée unique commande l’austérité responsable, le programme crédible.

Ces considérations gestionnaires épousent la pensée dominante. Elles sacrifient au dogme en vigueur de la « règle d’or », dans les faits. Elles consacrent l’impossibilité d’avoir d’autre choix que d’atteindre les 3% de déficits publics en 2013, moins encore après. Elles obligent, dans la contrition réaliste, à la suppression sinon la stagnation du nombre de fonctionnaires, la modération des salaires, l’austérité pour le plus grand nombre, la dure vérité du tour de vis.

Attendre l’échéance 2012, c’est subir, maintenant, ou tôt et tard. Agir c’est porter collectivement l’exigence que d’autres choix sont possibles. La richesse n’est pas absente, elle est mal répartie.

En ces périodes où le trouble atteint son paroxysme, la grève unitaire du 27 septembre pour l’Éducation est une étape incontournable. Ne pas y être c’est laisser dire au gouvernement que les réformes pour l’École sont bonnes et comprises quand la réalité c’est moins d’enseignants, des classes surchargées, une formation massacrée, des RASED sacrifiés, des réformes qui accentuent les inégalités, un malaise au travail grandissant, des parents inquiets, des élèves réduits au smic culturel par la politique du socle commun, du livret de compétences pernicieux. Par une grève forte, massive, formulons d’autres choix, d’autres possibles pour l’École. Les syndicats enseignants du privé appellent aussi à la grève contre la suppression de postes. Pour que cette revendication soit « crédible » sans s’opposer à celle du service public, alors chiche, exigeons avec eux la « nationalisation » du privé. C’est dans l’action que nous pèserons. Le 6 octobre une manifestation nationale pour les retraites est programmée à Paris, la FSU en sera. Le 11 octobre, une journée nationale d’action interprofessionnelle est décidée. Tentons d’en faire un rebond pour les mobilisations nécessaires à la construction d’autres espoirs, pour qu’enfin les régimes qui se succèdent n’apportent pas que des bananes aux peuples.

D. Hude / M. Le Bronze

 

Publié le jeudi 29 septembre 2011  par FSU 44
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