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RETRAITES : NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !
Un quatre pages pour dénoncer les fausses évidences.


MARDI 10 SEPTEMBRE : MOBILISONS NOUS POUR NOS RETRAITES !

Peu de précisions, côté gouvernemental, sur les nouveaux « efforts » qui seront demandés aux salariés et aux retraités par cette nouvelle réforme, sinon l’affirmation qu’ils sont incontournables. La réforme est présentée comme inévitable en raison de la démographie. Les projections ne sont pourtant pas nouvelles et les déficits à combler sont dus à la faiblesse des cotisations perçues, en raison de la stagnation des salaires et du niveau élevé du chômage aggravé par la crise économique.

Durée de cotisation ou âge légal ?

La mesure présentée comme « la plus juste » est celle d’un nouvel allongement de la durée de cotisation. Elle cache la baisse des pensions, que tous disent pourtant refuser. L’allongement pousse ceux des salariés encore en emploi à retarder leur retraite, rendant encore plus difficile l’accès à l’emploi des plus jeunes, dont l’âge de début d’activité recule du fait des études et/ou d’une vie professionnelle commençant par des petits boulots précaires. Fixer une durée de cotisation inaccessible à la quasi- totalité des salariés, pénaliser les carrières trop courtes par une décote, c’est amplifier à la retraite les inégalités vécues au cours de la vie active : celles dont sont victimes notamment les travailleurs précaires et les femmes. C’est accepter l’injustice qui frappe, celles et ceux qui sont privés d’emploi avant la retraite et celles et ceux qui travaillent dans des conditions difficiles et qui n’ont d’autres choix que de partir avec une pension minorée. C’est condamner les nouvelles générations à ne pas pouvoir prendre leur retraite avant l’âge du « taux plein », aujourd’hui fixé à 67 ans.

Les pensions ne sont pas épargnées

Mais dans la boite à outils dont dispose le gouvernement, il y a aussi le gel des pensions. Ces mesures ne peuvent qu’approfondir la spirale récessive que nous connaissons aujourd’hui.

Il y a aussi cette volonté de trouver les moyens d’adapter les pensions aux financements disponibles, et pour « piloter » les régimes de retraite, de manipuler le salaire de référence du régime général et aussi celui des fonctionnaires. Et le gouvernement, même s’il reconnaît que les règles différentes du code des pensions et du régime général produisent globalement les mêmes effets, ne dit pas clairement qu’il rejette l’idée de calculer les pensions des fonctionnaires sur les dix dernières années.

D’autres choix sont possibles

Pour la FSU, la justice passe par la remise à plat des réformes précédentes - afin d’en corriger les injustices qu’elles ont produites - et par la mobilisation des financements nécessaires à des pensions de haut niveau pour tous et toutes. Rendre notre système de retraite plus juste et crédible notamment pour les jeunes nécessite un partage du travail et un partage des richesses autres que ceux que nous subissons aujourd’hui, plus justes et plus solidaires. La FSU n’acceptera aucune régression en matière de retraite. Elle appelle les personnels de la Fonction publique à se mobiliser dès la rentrée de septembre pour une autre réforme des retraites, pour des politiques favorables à l’emploi et aux salaires. Elle les appelle à développer le débat public pour convaincre que d’autres choix sont possibles.

Les orientations défendues par la FSU

Age de départ et taux de remplacement sont des choix de société ; ils doivent donc être arbitrés au terme d’un débat social. La FSU défend le droit à la retraite 60 ans, avec un taux de remplacement de 75%. Les régimes de retraite doivent être construits pour servir des prestations conformes à ces objectifs.

  • La durée d’assurance doit permettre d’atteindre ces objectifs ; les périodes de chômage, de précarité, d’études et de formation doivent être validées. Une urée de 37,5 ans est aujourd’hui incontournable.
  • Suppression du système de la décote / surcôte ; les femmes et les salariés ayant eu des carrières courtes et accidentées, les plus jeunes générations confrontées à une durée d’assurance hors de portée ne doivent pas subir une double peine.
  • Lutter contre la pénibilité, reconnaître le droit à des départs anticipés et favoriser le temps partiel en fin de carrière en limitant la baisse de la rémunération.
  • Reconstruire les droits des mères fonctionnaires.
  • Reconstruire le minimum garanti de pension du code des pensions et le minimum contributif du régime général, qui doivent être attribués sans condition du taux plein.
  • Indexation des pensions sur les salaires.
  • Maintien et amélioration du code des pensions.
  • Correction de la situation des polypensionnés, avec une première mesure de généralisation de la proratisation existante entre les régimes alignés à ensemble des régimes de base.

Cela nécessitera de dégager les financements nécessaires. a lutte contre l’évasion et la fraude sociale4, la suppression des exonérations de cotisations qui n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, a hausse des cotisations sont des mesures urgentes. Ces politiques doivent être articulées au sein d’un plan de lutte contre la crise, sachant que la situation de l’emploi et le niveau des salaires sont déterminants et qu’il serait dramatique d’aggraver la situation par des mesures pesant sur la consommation.

 
Post Scriptum :
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Publié le mardi 27 août 2013  par FSU 44
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Dernière mise à jour : mardi 25 juin 2019 | Statistiques des visites : 0 aujourd'hui - 1187 hier - 1125202 depuis le début