Le Collectif 44 Vigilance Féministe organise un départ collectif de Nantes le samedi 12 juin pour :
la manifestation nationale suivie de la fête et d’un banquet féministes à Paris (aller-retour en car le 12 juin)
l’ensemble des actions de la Marche Mondiale des Femmes 2010 : le forum à Montreuil + la manifestation nationale à Paris (aller en train le 12 - retour en train le 13 juin)
Modalités : inscription et règlement avant le mardi 25 mai 2010 auprès de vigilance.feministe@gmail.com
Bien sûr, l’exigence d’un référendum est bien une exigence de démocratie et son contournement un déni.
Le traité dit de Lisbonne, concerne toujours les citoyens et nombre de nos revendications syndicales en dépendent. Car c’est à partir de ses revendications et de ses luttes que la FSU s’est formée un jugement sur le projet de traité initial comme sur son clone et qu’elle a décidé de les combattre comme nous combattons les politiques marquées par le « tout marché » et la mise en concurrence des territoires érigés en dogmes avec les dégâts qui vont avec : des droits collectifs en recul, des services publics défaits, des emplois supprimés...
Pour les services publics, nous sommes déjà confrontés aux « gouvernances » européennes à cette logique à l’œuvre qui réduit sans cesse le périmètre et les moyens des services publics. Les luttes ont fait reconnaître « des Services d’Intérêt Général » mais c’est toujours comme des exceptions à la règle marchande et avec une conception réductrice, celle de services dits « universels » mais qui sont autant de services minima.
L’enseignement supérieur est déjà concerné par les logiques de marché comme la formation professionnelle. L’éducation initiale ne sera pas épargnée. Nous vous alertons sur ce qui dessine comme modèle de l’éducation, conçue non plus comme un droit pour tous mais seulement comme un facteur de développement de la performance économique. L’homme est ainsi réduit à une ressource économique et son intelligence à du capital humain…
Permettez-moi encore d’alerter encore sur la question de la Laïcité. Dans le projet de Traité constitutionnel, l’Union avait à « s’inspire(r) des héritages culturels, religieux et humanistes de l’Europe ». Un article particulier (I-52) était consacré aux églises… Et les néoconservateurs ne renoncent pas à la reconnaissance d’un rôle des religions dans l’enseignement, la morale, la culture et même la vie politique. Notre président de la république vient d’y apporter une dangereuse contribution en désignant la religion comme fondement de la morale et comme garantie de l’ordre social, en annonçant un « toilettage » partisan de la loi de 1905 et en proposant déjà l’entrée de représentants des religions dans les CES…
Traité ou pas traité, nous avons conscience qu’il faudra non seulement continuer de nous battre, de proposer, de construire des alternatives mais qu’il faudra aussi donner une nouvelle dimension à nos revendications et à nos luttes, en France et en Europe.