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CTA DU 20 MARS 2015
Déclaration liminaire de la FSU au CTA ATSS du 20 mars 2015



Déclaration liminaire de la FSU au CTA ATSS du 20 mars 2015

C’est dans un contexte économique d’austérité que la ministre Vallaud-Belkacem a fait ses annonces sur le collège et son devenir. Nous ne rentrerons pas ici dans le détail mais souhaitons souligner en préalable que, même si l’on parle de 4 000 créations de postes pour 7 000 collèges, la question des moyens a été évacuée. Dans les salles des professeurs, chez les personnels des services médico-sociaux, cette question n’est pas évacuée car elle est l’une des préoccupations premières de nos collègues. Notre académie malgré une dotation positive ne peut répondre aux besoins. L’éducation prioritaire, malgré elle, absorbe la quasi totalité des moyens. Nous réitérons notre demande annuelle, monsieur le Recteur, d’une dotation supplémentaire pour améliorer les conditions de travail des personnels et celles d’apprentissage des élèves.

La FSU revendique une transformation de l’École pour la réussite de tous les élèves. Cela passe, entre autres, par la baisse des effectifs par classe, par la création de postes d’infirmiers, d’AS, de médecins scolaires, … Lutter contre le décrochage et l’échec scolaires serait la priorité du gouvernement. Soit, mais que l’on nous donne les moyens réels pour y parvenir.

La FSU avec son syndicat le SNUASFP, dénonce de nouveau les effets dévastateurs de la crise dans le champ social où les difficultés sont exponentielles. Les 100 postes créés pour le Service Social en Faveur des élèves sur les 2 dernières années, et la création pour 2015, de 50 postes d’ASS dont 2 dans l’académie (44 et 72), ne suffiront pas à améliorer de façon significative le taux d’encadrement dans le secondaire.

À plusieurs reprises, le SNUASFP-FSU a déjà alerté le MEN sur la détérioration des conditions d’exercice et sur les pressions exercées dans plusieurs académies en vue de redéploiement des assistant(e)s de service social scolaires vers le 1er degré.

Cette année scolaire, comme l’annonçait la circulaire sur la Refondation de l’Éducation Prioritaire (juin 2014), le MEN persiste à mettre en œuvre des expérimentations d’intervention du service social en primaire dans les 305 REP+ (à l’instar de l’académie de Rennes). Cette disposition qui entraîne la prise en compte de plusieurs milliers d’élèves supplémentaires, va donc alourdir considérablement les secteurs déjà surchargés.

Si une telle situation devait se produire dans notre académie, la FSU et le SNUASFP s’opposerait à un tel projet. Nous défendons un travail social à l’école, inscrit dans un véritable projet éducatif de l’élève et exigeons la création massive de postes pour un service social dédié au 1er degré. L’accompagnement social nécessite du temps de présence déjà insuffisant dans le second degré. Nous l’avons déjà écrit à M. le Recteur concernant les créations d’établissements dans le 49, 44 et 85 à la rentrée 2015.

La FSU n’est pas opposée à une intervention primaire, primordiale en terme de prévention sociale et éducative mais cela ne pourra se faire qu’avec les moyens nécessaires et la création d’un vrai service social primaire sans redéploiement.

Concernant les personnels infirmiers, une seule création de poste a été obtenue pour quatre ouvertures d’établissement, ce n’est donc pas de « réajustement de répartition par département » dont on doit parler mais de redéploiements et, au final, de suppressions de postes. On ne peut pas continuer ainsi les ouvertures sans mettre en face les moyens nécessaires pour toutes les catégories de personnels. De plus, la mise en place des REP et les moyens humains qui doivent y être affectés risquent de détériorer les conditions de travail des personnels des autres établissements, ne leur permettant pas de mener à bien leurs missions au service de la réussite scolaire des élèves et étudiants. Le nombre de passages dans les infirmeries scolaires augmente régulièrement et le saupoudrage du temps de présence infirmier ne sera pas sans conséquences.

Enfin, même si des efforts sont faits en terme de formation, les offres pour les collègues en poste depuis plusieurs années sont plus qu’insuffisantes pour leur permettre de continuer à améliorer leurs connaissances ou leurs pratiques, ce que nous dénonçons une fois encore. Concernant les emplois administratifs, nous revendiquons de nouvelles requalifications de catégorie C en B et de B en A afin de réduire les écarts existant pour de trop nombreux agents entre leur catégorie et les missions qui leur sont réellement confiées. Nous revendiquons notamment la transformation des postes d’adjoints en SAENES dans les collèges.

L’insuffisance du nombre de postes contribue à une plus grande pression au travail. Travailler de plus en plus vite, pour un sentiment que le travail accompli n’a pas pu l’être aussi bien qu’on l’aurait souhaité, et une faible reconnaissance, n’est pas satisfaisant. La mise en concurrence des personnels à travers l’indemnitaire (la PFR, demain le RIFSEEP) ne contribue qu’à décomposer les collectifs de travail. De plus, les indemnités sont actuellement bien trop différenciées selon les structures d’activité.

La dotation théorique des postes est souvent éloignée des besoins réels des établissements. Nous estimons qu’une augmentation de l’ordre de 5 % du nombre de postes administratifs serait un premier pas minimum pour une nécessaire amélioration des conditions de travail ainsi que la continuité et la qualité du service public.

En l’état, vos propositions concernant les postes ATSS à la rentrée prochaine sont insuffisantes car déconnectées des difficultés rencontrées par les personnels concernés. Si lors du CTA, il n’y a aucune réponse positive à nos demandes, la FSU votera contre le projet.

En conclusion, monsieur le Recteur, vous devez entendre le malaise chez les personnels de l’Éducation Nationale. Il est de votre responsabilité d’intervenir auprès du ministère pour rappeler la situation déficitaire dans laquelle se trouve l’académie de Nantes. La FSU, avec d’autres organisations syndicales, prendra ses responsabilités le 9 avril en appelant les personnels de l’Éducation Nationale à être en grève dans un cadre interprofessionnel national pour dénoncer les politiques d’austérité en place en France depuis de trop longues années.

 

Publié le dimanche 22 mars 2015  par FSU 44
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